Le parcours client à l'heure de l' ubi-commerce : réflexion et idées

Avec l'essor des usages et services de géolocalisation et temps réel embarqués sur applications mobiles, l'internet baignant le réel, l'ubimédia business a pour terrain de jeu l' hyperlocal marketing interactif ( voir mon dernier billet à ce propos), les joueurs étant les hypermobiles ( = mobinautes en passent de devenir ubinautes ;-) . S'ouvrent des perspectives d'innovation, de conquêtes nouvelles (voire renouvellement de cibles sur certain marché) et d'engagement des clients pour les marques. Notamment celles bénéficiant d'un réseau de boutiques ou pouvant s'appuyer sur certains lieux physiques dont elle pourraient se réclamer (ou s'y manifester) : avoir pignon sur rue pour booster son e-commerce, en sommes. 

Ces innovations qui consistent à disposer de l'interactivité digitale dans le réel, dans les lieux et places physiques,  vont doter les marques et les enseignes d'une nouvelle capacité :  interagir in situ de manière digitale.
  • dans la zone de proximité d'une boutique,
  • devant sa vitrine, 
  • au sein de la boutique jusqu'au rayonnage et la cabine d'essayage. 
  • et... depuis le site e-commerce et ses extensions sur les réseaux sociaux ( fan page facebook, compte twitter, "Fousquarelike", ...  :) 
  • sur les comparateurs et moteur de recherche intégrant la dimension Realtime et hyperlocale
Cette nouvelle capacité d'interaction digitale des marques doit amener à penser autrement le parcours client.

Il s'agit donc de penser le parcours client de façon synchrone entre les différentes dimensions d'expérience d'achat,  mettant en scène différents canaux d'interactivité. Et je fais l'hypothèse que la dimension hyperlocale est décisive si on considère que l'expérience d'achat est globale.

Cela implique donc de repenser le parcours d'achat :
  • tant au niveau de l'indexation dans les requêtes de recherche locales et les liens sponsorisés
  • que dans la conception et optimisation d' un site e-commerce, ses fiches produits et son espace-client 
  • ainsi que les autres points de contacts on/off  :  SMS, Lifestreaming du client (réseau sociaux, messagerie, etc...) et  publipostage
Fusionner le site-ecommerce au lieu de vente physique

Ainsi, concrètement,  plutôt que de considérer le site e-commerce comme un canal de vente autonome (voire concurrent du réseau physique),  il peut être opportun de le relier de manière fusionnelle aux réseaux de boutiques physiques sur des cas d'usages pertinents.

Et pourquoi faire une chose pareille, me diriez-vous ?
Pour plus de proximité et réactivité entre l'offre et la demande (de la chaine d'approvisionnement, au passage en caisse) à l'heure où le réel va devenir le moment moteur, c',est-à-dire, le contexte d'utilisation le plus fréquent, de l'expérience d'achat .
Le e-commerce se porte très bien certes,  mais la nouveauté c'est l'ajout d'une couche digitale everywhere sur mes trajectoires quotidiennes, autorisant l'interactivité partout. Nous entrons dans l'âge du u-commerce ou ubi-commerce, l'internet mobile d'aujourd'hui n'étant que le début de l'histoire.

De fait, il s'agit alors de fluidifier le taux de transformation  à la vente en reliant et intégrant l'ensemble des canaux d'interactivité (dont le site e-commerce), au contexte réel d'expérience achat.

Une hypothèse que j'émets certes, à vérifier concrètement, en l'expérimentant sous forme de POC (Proof of Concept), par exemple,  sur la base de cas d'usages qui sont à identifier et scénariser [Pub] pour plus d'info, contactez- moi [Pub]

Quelques idées d'usages ubi-commerce, jetées en vrac, à creuser, pour ouvrir le débat

        1."Widgétiser" une campagne web et offre online, voire une fiche produit,  in situ, en un lieu physique stratégique par exemple  :
        • votre boutique : sur sa vitrine, sur une borne ou table tactile sur les comptoirs ou sur smartphone ou Ipad via un réseau local
        • sur un ou plusieurs autres types de lieux partenaires en phase avec l'ADN de marque et/ou en phase avec les lieux affinitaires de vos clients, qui constituent une carrefour d'audience urbain avéré : un bar comme dans l'exemple ci-dessous, une restaurant, une file d'attente,  un POI attractif ,  etc...) . 
        Bref, "widgetiser" du online dans le off , en sommes,  sous la forme d'un device écran  interactif ou sur une application mobile de géolocalisation  (avec de la réalité augmentée par exemple).



         The screen below was spotted
          Dog Ear Tavern in NYC.
        source : TheWebOutSide



        2. Syndication géolocalisée et d'affiliation de lieux.
        Valoriser votre boutique en tant que lieu à affilier dans un programme de syndication en internet mobile par exemple, pour que vos clients recueillent un certain nombre de points et obtenir une réduction sur un spectacle, un ciné, un restau de leur quartier. 

        3.Relier le processus de commande en ligne au magasin physique en tant que relais-colis (votre client économise alors les frais de livraison s'il va l'acheter et le chercher en boutique). Bref, systématiser à toutes vos boutiques cette capacité à pré-réserver en ligne un produit à acheter et  à retirer ensuite en magasin (Darty l'a fait en précurseur). Cela suppose un  préalable de taille : que le réseau de distribution physique et celui d'internet ne soient pas hermétiques l'un de l'autre...

        4.Révolutionner la fiche produit du site e-commerce en affichant des informations contextuellement remontées et en temps réel,  depuis le magasin proche de chez moi ou réseaux de magasin environnants, bref aller vers une fusion fiche produit et expérience d'achat en  boutique.Ce qui suppose que le site e-commerce soit en capacité de géolocaliser la session courante de l'utilisateur.
        • Une enseigne en Allemagne a bien testé l'usage de la RFID sur les vêtements, du conditionnement au rayonnage  jusqu'en cabine d'essayage pour afficher des infos en cross-selling dans un miroir magique et de poursuivre le tracking au passage en caisse. Pourquoi ne pas pousser le bouchon plus loin en remontant des données issues du magasin jusqu'à la fiche produit en ligne ? Et Inversement .
        Par exemple:

            • Remonter les produit les plus vendus : ces produits que les gens ont essayé le plus souvent en cabine et qui les ont effectivement achetés.  L'internet des objets, plus simplement, les puces RFID  (dont l'industrialisation semblent pour très bientôt)  ou flashcode et autres codes 2D apposé sur le produit, autorise ce type d'usage.  
            • Pusher ou afficher les avis, reviews en ligne des consommateurs ,  sur le produit en magasin (par tag RFID, par tag flashcode ou code 2D,  émissions bluetooth, ) depuis le site e-commerce ou via telle application tierce
            • Indiquer la disponibilité de ce produit en magasin proche de chez  vous ( j'économise les frais de livraison et j'ai mon produit tout de suite),
            • Encapsuler sur la fiche produit du site e-commerce les tweets in situ des "geeks clients" publié sur un foursquarelike (à condition que la nature du produit s'y prête)
            • ...
          5.intégrer à vos applications m-commerce et sites e-commerces, des applications tierces de géolocalisation sociale en temps réel de type "User Generated Local labellisation"  (e.g Les mobinautes plébiscitent le lieu de leur présence et avis, ce qui contribue à générer socialement un label de qualité dudit lieu) telle que le permettent Foursquare, Brighkite, Dismoioù,  par exemple pour animer une présence de marque et une offre commerciale in situ. On pourrait imaginer, par exemple:
            • l'organisation facilitée de l'achat groupé, soit depuis le magasin physique  (via des push Foursquare sur son smartphone par exemple à l'initiative de la boutique) ou depuis la fiche produit du site e-commerce depuis laquelle les acheteurs se seront rencontrés et donnez rdv, insufflant une dynamique événementielle en magasin ( une sorte de flashmob sous controle.). A ce titre, l'opération Foursquare/ Starbucks est inspirante.
          6. L'espace client ubimédia : on parle souvent d'"espace client à emporter". Je parle quand à moi d'ubimédiatiser son espace client au sein de son device mobile préféré ( aujourd'hui son smartphone), interagissant avec l'alentour  et toujours reliés à ses données en nuage, dont son historique client.
          • On annonce le prochain Iphone doté d'une puce RFID intégrée. Vous passez en caisse avec lui,  vous déambulez avec lui dans les rayons ; de fait, ce smartphone pourrait devenir non seulement votre compagnon d'achat mais aussi le compagnon de votre caddye ou de votre carte de fidélité. 
          • Une carte de fidélité intelligente embarquée : pourquoi ne pas davantage  synchroniser en temps réel cet espace client  à cette carte de fidélité, qui deviendrait une carte hyper-communicante et multi-services, capable de dialoguer avec le système de données en continu . A propos de l'expérience d'achat en grande surface, on pourrait restituer par exemple votre dernière liste de course effectuée en magasin sur votre espace perso Hourra.fr,  Auchan.fr , Supermarket.fr. Bref ,  relier l'expérience d'achat en magasin physique au site e-commerce.

          Si vous avez des idées d'usage ubi-commerce ou même des cas inspirants à remonter, n'hésitez pas . Je suis preneur :)


          Je sais, j'avance ici en terrain miné  . Les freins logistiques et organisationnels ne manquent pas  (réseau physique et site e-commerce ne sont pas aisément interopérables),  ils existent des freins techniques et juridiques ( CNIL oblige ;-),  sans oublier le potentiel d'usage des innovations qui s'annoncent en terme d'interactivité  ( la télévision connectée et 3 D en tant que dimension d'expérience d'achat par exemple).
           
          A suivre ...




            Le concept FOURSQUARE, sésame pour le permission marketing sur le marché de l'hyperlocal ?

            Remerciement à Mari Sheibley


            Conviction : l'ubimedia business, l'interactivité everywere = time to market

            Depuis quelques mois mes billets explorent le potentiel du marché de l'hyperlocal comme vecteur d'innovation et donc de croissance forte de l' Internet business (ubimédia business) et ce pour plusieurs raisons:
            • l'hyperlocal est porteur de nouveaux usages, l' internet baignant le réel
            • les devices mobiles et outdoor ( digital signage) s'émancipent technologiquement pour plus de convergences et interopérabilité
            • et la cible des mobinautes , ces urbains hyperconnectés, bientôt on parlera d'ubinautes , est destinée à croitre.
            Dans ce cadre , j'ai décrit un paradigme les hyperlieux avec l'idée de:
            • pousser de l'interactivité digitale dans l'écosystème in situ, de permettre à tout un chacun d'éditer le réel, d'animer ses lieux d'ancrage et de transit quotidien.
            • Mais ce paradigme soulève un enjeu de taille pour les marques, celui d'une nouvelle posture à inventer: comment intégrer au sein des sphères hyperlocales, hyperconnectées et donc hyperpersonnelles une logique marketing et d'animation commerciale ? Comment insuffler de l'interactivité entre les end-users et les enseignes, de manière naturelle, légitime, non agressive, en respectant le permission marketing ?

            Foursquare marque une étape importante dans l'ère de l'hyperlocal marketing interactif
            Foursquare serait un début de réponse en incarnant LE service communautaire de proximité et de valorisation de lieux qui va répondre à cette double exigence du marché de l'hyperlocal en terme d'usages du point de vue utilisateur final mais aussi en terme business du point de vue des marques .





            Crée en mars 2009 aux USA, Foursquare est pensé comme un réseau social mobile de valorisation des lieux via une mécanique 2.0 "d'user generated labelisation".
            Je m'explique :
            Le service se base sur la géolocalisation des lieux et incite les gens (du moins les mobinautes ) à se localiser et commenter le plus souvent sur et depuis tel lieu pour en devenir l'ambassadeur (le grade ultime étant celui de Maire/the Mayor) ; et donc labelliser ce lieu du simple fait de leur présence ("j'aime ce lieu, j'y suis et je le revendique !) Et du coup, se voir récompenser en gagnant des avantages ( des points, des badges, des invitations, des couponing, ...) dès lors que le joueur revient et publie le plus fréquemment sur tel endroit. Bien entendu, l'idée est de partager cette localisation et ses lieux fétiches avec son réseau social d'amis, en toute adhésion et "ludicité".

            Ce type de service, s'il s'installe dans la durée auprès d'une masse critique d'utilisateurs sera le sésame des marques pour entrer en relation interactive et complice avec les consommateurs sur les lieux mêmes de consommation.


            Atteindre rapidement la masse critique d'utilisateurs
            Certaines marques ayant pignon sur rue et la fibre innovatrice, ont testée cette approche avec succès : La chaine de café Starbucks propose à San-Francisco un badge "Barista"sur Foursquare mettant en compétition ses fans pour devenir "roi du Café" Starbucks de la ville.
            Mais on peut imaginer une marque dépourvue de réseau d'enseignes, sur la base de partenariats locaux, exploiter à son compte l'hyperlocal en sélectionnant un certain nombre de lieux en phase avec son univers de marque et d’attribuer un badge d’ambassadeur de marque brandé à ses couleurs, que les mobinautes tenteront de gagner en étant les plus actifs sur ces «lieux dits » et se voir délivrer des avantages ( invitation, couponing).

            Plusieurs signaux annoncent que ce type de service ( Foursquare a priori) va faire le plein d'utilisateurs en France (c'est dans ma boule de cristal ;-) avec une vitesse de propagation et d'adhésion remarquable comparée aux premiers services précurseurs en France comme l'excellent Dismoioù et d'autres services moins visibles tels que brighkite ( remarquable pour son ergonomie et qui revendique 2millions d'utilsiateurs) ou aka-haki :
            • Tout d'abord, la stratégie de conquête de Foursquare rappelle celle de Facebook qui avait exploité aussi le ressort ludique : souvenez vous, la profusion d' applications de jeu mettant en compétition ses amis.
            • Des applications tierces de gestion de micro-blogging telles que Hootsuite par exemple ou Tweetie proposent déjà la synchronisation avec Foursquare.
            • Le récent partenariat Foursquare / le journal local Métro qui devrait assurer une forte visibilité durable: Imaginez, Metro est "un de vos amis" sur Foursquare. Vous êtes dans telle grande ville internationale , vous passez devant tel lieu référencé dans la base de données de Metro ; et hop, Foursquare vous "push" une review sur le lieu de la part de votre"ami Metro".Une bonne manière de redynamiser la PQR (Presse Quotidien Régionale), soit dit en passant...

            • Enfin, dernier indice de cet engouement pour l'hyperlocal marketing interactif : un "Foursquarelike" français tente de prendre des parts du marché en France: lancé décembre 2009, Plyce exploite les mêmes rouages que Foursquare mais avec une ergonomie plus soignée sur l'application mobile. A suivre.



            • Si vous avez des chiffres attestant le nombre de téléchargement de l'application Foursquare en France et le nombre de check-in en France, je suis preneur ;-)


              Alors, le concept de service Foursquare, deviendra-t-il incontournable dans un dispositif d' hyperlocal marketing interactif ?

              Je crois au succès de ce type de service Foursquare ou un autre du même acabit, dès lors qu'il va intègrer habilement plusieurs ingrédients gagnants:
              • En premier lieu, s'adresser aux "consommacteurs" addictes de smartphone et de l'internet mobile et aux opérateurs de services nomades, férus d'urbanité et de convivialité , voire de redynamisation de lien social ( je pense ici aux Collectivités).
              • l'édition partagée des lieux réels commence à entrer dans les habitudes des mobinautes, Dismoioù , brightkite, et d'autres ont ouvert la voie en France.On parle même de folksotopies par analogie avec les folksonomies.
              • la mécanique ludique : l'émulation entre amis, c'est à celui qui "taggera" le plus tel lieu
              • l'ancrage et l'expérience au tangible: "tatouer de sa présence" ses lieux quotidiens de la vie réelle "hic et nunc" ( l'immediatsphère valorisée sous l'emprise du présentéisme, de l'émotionnel pour un carpe diem partagé entre nous )
              • Ma présence comme label de qualité du lieu et signal de présence pour ma tribu : signaler ma trace à mon réseau d'amis pour les réassurer sur ce lieu puisque je l'aurais labeliser de ma présence / signaler ma présence et y inviter mes amis qui sont dans les parages.
              • la viralisation en temps réel par synchronisation avec des réseaux sociaux de masse tels que facebook et twitter
              • le fait que la valorisation des lieux par l'utilisateur contribue à enrichir, voir faire rayonner son statut social (personal branding) aupres de ses amis..." Quoi, tu es le mayor de l'hôtel Costes ? "
              • Des lieux physiques prêts à jouer le jeu en relayant , voir en se faisant promoteur in situ du dispositif, sous forme de flyers distribués sur place ou alentour; et si on cherche dans la démesure, sous forme d'écrans dynamiques géants comme on a pu le voir à Las Vegas avec la widgetisation de foursquare sur du digital signage LocaModa)
              Las Vegas: le flux Foursquare se rapportant à l'hôtel
              s'affiche en temps réel s'affiche sur sa devanture
              • La capacité à capter des partenariats avec des opérateurs de services locaux (un PagesJaunes par exemple), de commerces et enseignes de proximité, d'autant que les "users-contents" générés in situ via Foursquare ne sont pas dans une logique critique mais plutot de labelisation du lieu (en effet, "je ne vais pas chercher à être le Maire de ce restau où on mange mal")
              • ou des partenariats avec des opérateurs de syndication de contenu hyperlocal (comme Métro évoqué plus haut)

              • et/ ou partenariats d' affiliation de lieux jugés stratégiques ( nouveaux carrefours d'audience de niche hyperqualifiée, affiliation géolocalisée en réalité augmentée mobile ou sur widget device in situ)
              • La capacité à mesurer le ROI des actions in situ et les intégrer au dashboard 360 . Justement, fort de son succès outre atlantique, Foursquare annonce une brique analytics permettant de mesurer le ROI de tel lieu, ce qui va faciliter l'intégration des lieux physiques dans le dispositifs marketing et ecommerce des marques.
              Starbucks engagent ses clients avec Foursquare.
              Ici, un mobinaute "check" la présence d'amis en passant devant le café

              AP Photo/Russel A. Daniels)

              Be context friendly avec Foursquare et bientôt Facebook ?

              L'enjeu pour Foursquare est de durer à terme d'où l'importance stratégique d'une conquête rapide pour atteindre une masse critique d'utilisateurs . Ce qui n'est plus depuis longtemps le souci du puissant Facebook, qui a tardé à s’engager dans l'hyperlocal mais justement vient d'annoncer cette semaine l'intégration de la géolocalisation. Et donc, sa venue sur le marché de l'hyperlocal. Pour mémoire, Google s'y mis fin 2009 notamment avec ses Favorites Places


              Pour l'heure, Foursquare apporte une première solution aux marques sur le marché de l'hyperlocal par la dimension ludique et le gain d' avantages contextualisés aux lieux et ce dans un objectif de valorisation, de labelisation d'un lieu par le consommateur (user generated labelisation).Le concept de service Foursquare devient un levier marketing situationnel pour une marque ou une enseigne adoptant de fait une nouvelle posture de marque qu'on qualifiera de "context friendly".

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              Pour en savoir plus sur Foursquare et les marques, consultez l'excellente présentation de Gregory POUY:

              Le potentiel du "tactile projeté" : l'interactivité friendly contextuelle



              On connaissait déjà le projet Sixth Sense comme ordinateur embarqué sur l'utilisateur, relié au nuage de données ambiantes, grâce à un pico-projecteur LED couplé à une caméra et un téléphone mobile, permettant de projeter une interface et donc un jeu d'interaction sur des objets physiques (livre, table, package produit) mais aussi humain comme la main de l'utilisateur. Magique !

              Voici 2 autres exemples signé Microsof Search exploitant la pico-projection et reconnaissance gestuelle (motion capture) par caméra fixe (projet Mobile Surface Computer) ou embarquée couplée à un jeu de capteurs sensoriels sur le corps (projet Skinput).





              Le potentiel de la pico-projection est très séduisant car il s'adapte à toute surface et donc tout contexte d'interactivité. C'est se libérer des contraintes matérielles et techniques d'un device écran tactile telle que la table Surface par exemple, ou même son smartphone tactile, en projetant sur toute surface du monde réel (surface d'objets physiques et/ou corps humain) des éléments d'interfaces et jeu d'interaction tactile. Potentiel à ne pas négliger car susceptible de réduire les contraintes d'intégration d'un dispositif interactif ubimedia au sein d'un espace physique en terme de coût, en terme d'intégrité au paysage citatin et architectural (au même titre que l'intégrité du mobilier d'une pièce, d'un lieu) et donc simplification du casse-tête juridique.

              Et au final, une expérience utilisateur prometteuse également. Souvenez-vous, ce menu tactile sur la table de ce fameux restaurant londonien (Inamo).



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              mise à jour (8 mars 2010) : cette alerte sur le blog Generation Tactile relative à un projet de pico projecteur embarqué sur nos smartphones, qui semble la solution optimale du "tactile projeté" telle que l'imagine la société canadienne Gesture Tek



              A suivre...

              Mon interview sur Ooh-Tv : le digital signage + internet = cartes à jouer à l'ère de l'ubimédia



              J'introduis ici un interview parue sur le blog Ooh-tv que Denis Gaumondie m'a consacré en février dernier (que je remercie à nouveau au passage) . Je suis un lecteur assidu de ce blog dédié à l'affichage dynamique (Digital signage), secteur d'activité de la communication et du marketing outdoor que j'observe depuis ma sphère métier de l'interactivité et dont je me dis depuis longtemps, que l'internet (l'interactivité on line) peut y jouer des belles cartes . C'est ce que j'expose dans cet interview, notamment à travers la notion d' ubimédia telle que je la décris au sein de mon agence.




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